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Séance 6 - Vers une redéfinition des modes d’organisation politique ?
Dominique Cardon, Tom Dedeurwaerdere
Première publication : 22 novembre 2004 -  Dernière mise à jour : 28 juillet 2005

Intervenants

  1. Tom Dedeurwaerdere
    Limites des modes de gouvernance en réseau par auto-organisation
    Résumé : Nous proposons une approche conceptuelle sur les limites des modes de gouvernance en réseau qui sont mobilisés dans les expérimentations comme le processus quadripartite du Sommet Mondial de l’Information ou le Global Compact. Plus précisément, ces expérimentations se basent sur une mise en réseau des acteurs par auto-organisation et ne développent pas une action sur les conditions d’institutionalisation du réseau. Ce déficit peut se mettre en évidence de deux façons importantes :
    Premièrement, le manque de processus apprentissage orientés vers l’émergence de concepts communs alternatifs parmi les acteurs sociaux mobilisés. Ce manque d’apprentissage est particulièrement clair dans l’opposition entre le développement d’initiatives comme les creative commons, orientées vers la création d’un domaine public global d’une part, et les positions des mouvements indigénistes, qui souhaitent préserver le caractère communautaire de leurs savoirs et pratiques d’autre part.
    En deuxième lieu, le manque de réflexion sur le mode d’organisation des règles de coopération dans le réseau. Ce manque était particulièrement manifeste dans le passage de la première conférence préparatoire du sommet mondiale au deuxième, où l’on est passé d’une participation désorganisée vers une participation imposée « par le haut ».
  2. Dominique Cardon
    Formes et modes de légitimation de la société civile transnationale : le cas du mouvement altermondialistation
    Résumé : l’exposé sera divisé en deux parties :
    (1) Une revue rapide de quelques travaux sur la notion de société civile transnationale.
    (2) Une présentation de la forme organisationnelle prise par le mouvement altermondialisation notamment lors de la mise en place des Forums sociaux mondiaux. Dans les deux cas, on insistera sur l’émergence de la "forme réseau" comme une figure centrale de la dite société civile transnationale. La notion de réseau constitue à la fois un outil de description du type d’organisation et des pratiques relationnelles des acteurs concernés et un système de légitimation (émergent et très instable) des revendications portées par la Société civile transnationale. Je propose de décrire quelques unes des pratiques politiques observables au sein de cet univers (consensus, travail d’articulation, mobilisation sous la forme de "campagne", etc.) en soulignant quelques unes des difficultés pratiques et normatives que rencontrent les acteurs dans la mise en place de ce régime de justification.
 

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